Le Sommet mondial sur la société de l'information

Profondément attaché aux principes de solidarité et de coopération entre les peuples, et fort de sa conviction que le destin commun de l'humanité recommande de trouver ensemble des solutions concertées aux grandes problématiques contemporaines, le président Ben Ali a pris l'initiative, en 1998 à Minneapolis aux Etats-Unis, de recommander la convocation d'un sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) destiné à asseoir au plan universel les bases d'une société de l'information équitable et solidaire et à réduire les écarts de développement numérique de par le monde.

Saisissant toute la portée de cette démarche novatrice, la Conférence des plénipotentiaires de l'Union internationale des télécommunications (UIT) a adopté a l'unanimité cette initiative. En juin 2001, le Conseil de l'UIT décidait de tenir ce sommet mondial en deux phases, la première à Genève en décembre 2003, et la seconde à Tunis en novembre 2005.

La première phase de Genève a abouti à l'adoption d'une Déclaration de principes et d'un Plan d'action pour une société de l'information inclusive et solidaire. La seconde phase prévue à Tunis du 16 au 18 novembre 2005 évaluera le degré de mise en oeuvre par les différents Etats, associations et milieux d'affaires des engagements pris à Genève, et débouchera sur des mesures concrètes en vue de réduire la fracture numérique dans le monde et d'assurer une gouvernance démocratique de la société de l'information garantissant l'accès de tous les peuples au savoir dans un environnement sécurisé.

Lors de la première réunion préparatoire de la seconde phase du SMSI, la Tunisie a annoncé une série de mesures destinées à assurer une participation massive de la société civile, du secteur privé et de toutes les autres parties prenantes, et préconisé la création par l'Onu d'un Fonds destiné à financer la participation de la société civile des pays du Sud. La Tunisie a d'ores et déjà annoncé une contribution de 400 000 dinars à ce Fonds.

 Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du dialogue euro-  méditerranéen « 5+5 »

L'espace euro-méditerranéen revêt une importance stratégique dans le projet de société du Président Ben Ali. Au confluent de plusieurs civilisations qu'elle a généreusement accueillies et qui se sont développées sur son sol, la Tunisie se veut un pont entre les deux rives de la Méditerranée, entre l'Orient et l'occident, entre l'Afrique et l'Europe.

L'objectif du Président Ben Ali est de faire de cet espace méditerranéen, un modèle de coopération, de solidarité et d'entraîde à l'échelle internationale. Pionnier du dialogue euro-méditerranéen et du Processus de Barcelone, la Tunisie a, sous l'impulsion du Président Ben Ali pris diverses initiatives pour construire une Euro-Méditerranée solidaire assurant le plein épanouissement des peuples des deux rives. Le pays est ainsi, le premier de la rive sud de la Méditerranée à avoir conclu, en juillet 1995, un accord d'association avec l'Union européenne. Le Président Ben Ali a également oeuvré inlassablement pour la tenue d'un sommet périodique des chefs d'Etat du dialogue euro-méditerranéen regroupant les cinq Etats du Maghreb arabe et cinq autres Etats de la rive occidentale de la Méditerranée.

Le premier Sommet « 5+5 » tenu en décembre 2003 à Tunis a constitué, de l'avis du Président français Jacques Chirac, « une étape historique » dans le développement des relations de solidarité entre les peuples de la région. Lors de cette réunion, le Président Ben Ali a proposé, entre autres, la création d'un Forum méditerranéen de l'investissement pour intensifier les relations économiques et donc humaines, et multiplier les opportunités de rencontres, d'échanges et de partenariat entre les opérateurs des deux rives. Une initiative consacrée par la déclaration de Tunis produite à l'issue des travaux.

Le Président Ben Ali a également réitéré lors de ce sommet sa proposition faite en 1989 de conclure une charte euro-maghrébine sur les migrations, pour trouver des réponses humaines et justes au problème des mouvements migratoires en Méditerranée.

  La Charte euro-maghrébine sur les migrations

Pour faire de l'espace méditerranéen un espace de liberté, de rencontres, de dialogue et de solidarité, le Président Ben Ali a lancé, en 1989, une initiative pour la conclusion d'une « Charte euro-maghrébine sur les migrations ».

Pour le Président Ben Ali, les migrations constituent d'abord un phénomène humain qui, traité avec humanité dans le cadre d'une approche globale incluant les préoccupations légitimes de sécurité, d'emploi, de protection des libertés fondamentales et de respect de la dignité et des droits de l'Homme dans les pays d'accueil, peut contribuer à en faire un puissant facteur d'enrichissement et de coopération solidaire entre les Etats de la région.

La Charte euro-maghrébine proposée par Ben Ali vise, de manière générale, a assurer la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes dans le respect des intérêts des différentes parties, à garantir le respect scrupuleux des conventions et accords conclus entre le Maghreb et l'Europe dans les domaines de l'emploi, de la sécurité sociale et de la libre ciculation des personnes, à consolider davantage le développement dans les pays du Maghreb pour multiplier les créations d'emplois, intensifier et diversifier les investissements et garantir de nouveaux débouchés aux produits maghrébins, à travers l'instauration d'un nouveau code de coopération fondé sur la répartition du travail, de manière à favoriser l'intégration entre les secteurs de production et services et d'aider à la restructuration économique et industrielle dans les deux regroupements régionaux.

 Les réformes dans le monde arabe et la modernisation de la Ligue arabe

Soucieux de l'avenir du monde arabe et du devenir de ses peuples dans un contexte international en pleine mutation, le Président Ben Ali a proposé, dans le cadre de sa présidence de la 16e session de la Ligue des Etats arabes, un ambitieux programme de réformes politiques, économiques et sociales, ainsi qu'un projet de réforme de la Ligue arabe pour en faire une organisation plus efficiente au service des causes arabes.

Le 16e sommet de la Ligue arabe a dû ainsi être reporté de près de deux mois, pour permettre des discussions approfondies sur ces réformes et restructurations indispensables pour permettre au monde arabe d'assurer son essor économique, politique et technologique et de jouer un rôle plus important sur la scène mondiale. La persévérance du Président Ben Ali convaincu que des réformes initiées de l'intérieur constituent le meilleur moyen de stopper la marginalisation de la région, a fini par payer. Les autres dirigeants arabes se sont en effet joints au Président Ben Ali pour adopter la Déclaration de Tunis et la Déclaration sur le processus de réforme et de modernisation dans le monde arabe.

Dans la déclaration de Tunis, les dirigeants arabes s'engagent, comme l'avait recommandé le président Ben Ali « à ouvrer, à la lumière du document sur le processus de réforme et de modernisation du monde arabe, à poursuivre la réforme dans nos pays, pour s'adapter aux mutations mondiales accélérées, à la faveur de la consolidation de la pratique démocratique, de l'élargissement de la participation a la vie politique et publique et du raffermissement du rôle de l'ensemble des composantes de la société civile, y compris les organisations non gouvernementales, dans la conception des contours de la société de demain ». Les dirigeants arabes doivent également oeuvrer, « à élargir la participation de la femme dans les domaines politique, économique, social et culturel et éducatif, à renforcer ses droits et sa place dans la société et a poursuivre la promotion de la famille et la protection de la jeunesse arabe ».

Le sommet de Tunis a en outre adopté le projet de restructuration de la Ligue arabe destiné à moderniser les méthodes de travail de l'institution pour en accroître l'efficacité.

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